Hairstyle : optimiser son masque capillaire

Même si nombreuses sont les naturelles qui, par manque de temps, se permettent parfois de sauter l’étape masque, il n’empêche que lorsque nos cheveux ont un coup de mou, il n’y a rien de mieux que la pose d’un masque pour leur redonner un coup de fouet. Hydratant ou protéiné, il faut toujours penser à adapter son masque aux besoins de ses cheveux. Mes cheveux sont très secs et limite cassants, je privilégie donc une formule hydratante. Mes cheveux lorsque je les étire ont du mal à revenir à leur place: je privilégie plutôt les protéines.

Par Mymou

Porosité et cheveux

Une notion essentielle à prendre en compte lors de la pause de son masque est cette notion de porosité. Oui, si certaines ont déjà eu l’impression que quelque soit le masque ou le soin profond qu’elles réalisaient, leurs cheveux restaient tout autant secs, c’est bien parce que généralement on oublie de la prendre en compte cette dite porosité (je pars du principe que vous avez vérifié la composition de vos produits et que vous vous êtes assurées qu’ils étaient clean).
Alors on attrape un verre d’eau a température ambiante et on mesure sa porosité.

– Mon cheveu tombe au fond du verre: forte porosité.
– Mon cheveu reste à peu près au milieu: porosité normale.
– Mon cheveu ne dépasse pas le haut du verre: faible porosité.

Les personnes à forte porosité et celles à porosité normale sont plus avantagées que les personnes avec une faible porosité. En effet, pour elles, le soin profond ou le masque n’a aucun souci à pénétrer dans la fibre capillaire et venir donc apporter ses bienfaits.

Des soins adaptés

Les personnes à faible porosité par contre devront ajouter une étape supplémentaire à leur routine de soin: l’apport de chaleur. En effet la chaleur va venir ouvrir les écailles du cheveu et lui permettre ainsi de mieux profiter de leur masque. Il faut donc poser son masque et le laisser poser sous une charlotte en élastique au moins trente minutes afin de laisser la chaleur du corps agir, ou mieux encore investir dans un casque à vapeur. J’ai un faible particulier pour le Huetiful Steamer qui permet d’optimiser son soin. En quinze minutes seulement sous le casque c’est fait.

Une fois le masque rincé et le surplus de produit enlevé, les données s’inversent ! Le challenge pour les personnes à forte porosité va être de fermer au maximum les écailles de leur cheveux afin de maintenir le maximum de soin dans la fibre capillaire. Parce que, oui si le cheveu absorbe tout, il rejette également tout aussi rapidement les soins qui leur ont été apportés. Privilegiez donc des rinçages au vinaigre de cidre.

Pour cela : dans une bouteille d’un litre d’eau, mettez deux volumes d’eau et un volume de vinaigre de cidre. A la fin de votre soin rincez vos cheveux avec ce mélange. Ne vous inquiétez pas pour l’odeur de vinaigre, elle ne reste pas dans les cheveux et s’évapore relativement vite. Préférez également des gammes de produits telles que la Keracare Natural Textures qui, sur chacun de ses produits, vous indique Le PH du produit. Ceci permet aux soins de mieux pénétrer la fibre capillaire.

Pour vos recettes de masques, sachez que vous pouvez en trouver des tout fait dans le commerce, celui de Miel Organics Le «Babassu Oil Mint deep conditionner» est actuellement mon préféré il a ce côté frais qui vient réveiller un peu le cuir chevelu et permettre de lutter contre les démangeaisons.

En terme de masque protéiné, de nombreuses recettes existent sur internet mais mon préféré reste Le hair mayonnaise de organic roots stimulator. Petite astuce sachez que vous pouvez aussi acheter des protéines de riz ou de germe de blé chez Aromazone par exemple et rajouter ces dernières a un masque vous aurez préparé vous même, ou a un masque du commerce afin d’avoir votre apport protéique.

La règle générale étant d’alterner les masques : si vous faites un masque ou soin profond toutes les deux semaines, une fois sur deux, alternez entre un masque hydratant ou un proteiné. Vous avez peur de vous tromper ? Tenez un carnet de bord qui est essentiel sur ce que vous faites de vos cheveux. Les utilisatrices Android vont être heureuses, l’application Appfrolution est disponible en gratuité sur PlayStore. C’est un carnet qui vous permet de noter tout ce que vous faites à / dans vos cheveux et ainsi garder des traces.

Voilà les filles j’espère que ce petit article vous aidera à optimiser vos masques capillaires afin d’en tirer le meilleur. Rendez vous au prochain numéro !

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Diane Audrey Ngako : changing the African Narrative

Accompagnée, de ma génération, soutenue par les anciens, j’aimerais créer le rêve africain.

Diane Audrey, qui es tu ? Parles nous de toi, de ton parcours…

Je suis une femme africaine d’origine camerounaise et de nationalité française. Je viens d’avoir 25 ans et à cette occasion, j’ai choisi d’aller m’installer en Afrique, notamment au Cameroun pour monter mon agence de communication Omenkart et développer le business model de Visiterlafrique.com.
Niveau parcours, scolairement j’ai obtenu un bac STG suivi 5 années plus tard, d’un master II en communication stratégique. J’ai eu à faire des stages dans les 4 coins du monde dont un qui m’a mené à la Banque Mondiale à Washington DC. Professionnellement, j’ai accompagné différents entrepreneurs à développer leurs projets comme Michael Kamdem de Roots Magazine, j’ai été sa rédactrice en chef ou encore Moonlook, le site de vente en ligne d’articles mode inspirés d’Afrique de Nelly Wandji, j’étais sa chargée de communication. Par la suite, en 2014 j’ai intégré en tant que journaliste le Monde où je couvrais des sujets culture ou encore innovation en Afrique. La même année, je lançais mon propre projet, le site « Visiter l’Afrique ». En début 2015, j’ai rejoint le JT Afrique de TV5 où j’officiais les mardis en tant que chroniqueuse.

Visiter l’Afrique est un projet formidable, où en es tu de son développement? Quels sont les projets/étapes à venir?

Merci beaucoup en plus de deux ans, le projet a évolué et se porte bien. Nous sommes toujours en train de développer notre audience anglophone mais ca va. La prochaine étape est idéalement la levée de fonds prévue pour mi 2017 en espérant que notre business model suscite l’intérêt des Ventures Capital ou fonds d’investissement. Sinon, nous préparons un magazine papier pour la fin de l’année autour du voyage et le lifestyle africain (musique, art, gastronomie…)
Nous lancerons aussi pour 2017 4 voyages vers 4 destinations avec chaque fois 15 personnes. Nous pensons à des destinations telles que l’Éthiopie, la Côte d’ivoire ou encore le Malawi. Et si mon équipe et moi avons les moyens, nous éditerons le 1er guide touristique (papier) de Visiterlafrique.com

Tu dis souvent que tu veux changer le monde, quelle pierre souhaites tu apporter à l’édifice? Que souhaiterais tu « changer »?

Oui c’est vrai, c’est quelque chose d’assez fort chez moi. C’est compliqué de dire et/ou d’assumer notre envie de vouloir changer le monde mais avec le temps j’ai appris à le faire. J’ai envie de contribuer à ce que j’appelle le rêve africain. Accompagnée, de ma génération, soutenue par les anciens, j’aimerai créer le rêve africain. Dans mon cas, c’était rentrer au pays, monter ma structure et la développer afin que localement, la jeunesse ne rêve plus d’un eldorado occidental mais crée localement, le sien.

Tu es partie vivre au Cameroun, pourquoi cette envie, ce choix? Une decision difficile?

J’y pensais depuis 4 ans, j’ai eu le temps de mûrir cette idée. Le plus dur peut-être était de laisser une carrière de rêve au sein de grands médias tels que Le Monde et TV5. Deux semaines avant mon départ, j’avais été approchée par France Télévisions. J’ai toujours eu envie de suivre les traces de mon père qui avait fait ses études en France et était rentré apporter son expérience au pays. Je suis dans la même vibe. Je ne voulais plus parler d’Afrique à Paris, critiquer des systèmes sans les vivre, comprendre. Je voulais être une vraie actrice et être concrète. Et j’ai surtout l’intime conviction que l’Afrique ne se fera pas sans les africains. Les personnes qui profitent de cette croissance ne sont pas africaines, le « Africa is rising » n’est que poudre aux yeux. Les vrais problèmes, réalités… sont sur le terrain et non sur les réseaux sociaux.

Quels sont tes projets là-bas?

Monter et développer Omenkart que j’avais déjà ouvert ici à Paris. En faire une agence panafricaine avec 3 bureaux dont les premiers à Douala et Abidjan. Je souhaite créer des marques africaines fortes qui trouveront leur place en Afrique comme en occident.
Développer et dynamiser Visiterlafrique.com pour en faire encore et toujours, la référence du tourisme en Afrique.

Où te vois-tu dans 5 ans?

Je me vois à Douala, mariée, mère de famille, entourée des êtres aimés. Naturellement avec deux entreprises au top de leur forme mais aussi une grande implication au près de l’éducation de nombreuses jeunes filles en Afrique. Je pense ouvrir plus tard, dans 10 ans, une école de leadership pour femmes.

Tu m’as dit une fois que tu étais une grande rêveuse, quel est ton plus grand rêve ?

Mais tellement ! J’ai grandi avec une mère qui me traitait de rêveuse dans un sens péjoratif et je vivais assez mal d’être une rêveuse mais aujourd’hui lorsque j’observe les personnes qui font ce monde, je me rends compte que la majorité sont des rêveurs. Mon plus grand rêve ? Je ne sais pas, je dirai, continuer de faire ce que j’aime et être épanouie. Je suis très sensible à mon bien être, c’est ma priorité.

Si tu devais choisir un livre? Pourquoi?

Amkoullel, l’enfant Peul – Amadou Hampâté Bâ, sans hésitation ou presque. C’est un livre qui m’a énormément appris et apporté spirituellement et intellectuellement. Une de mes citations préférées dans le livre est : « En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée, qui continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois non pas son nom personnel (ce que l’on appellerait en Europe le prénom) mais le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » ou « Diallo ! Diallo ! » ou « Cissé ! Cissé ! » car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres. »

Un lieu (pays/ville) qui t’a particulièrement marqué ?

Saint Louis est la ville qui m’a récemment marqué. C’est comme si le temps s’était figé depuis l’époque coloniale. Si vous aimez la photographie comme moi, vous allez vous éclater. Tout est une poésie à Saint Louis. La ville est surtout connue pour son festival de Jazz. C’était la capitale du Sénégal avant Dakar pour la petite histoire.

Une personnalité que tu admires?

Là tout de suite, je pense à quatre femmes : Oprah, Michelle Obama, Shonda Rhimes et évidemment ma mère. Elles représentent ce à quoi j’aspire. Ce sont des femmes remplies de convictions et en phase avec leurs valeurs. Elles osent s’exprimer, prendre des risques et s’assumer telles qu’elles sont. Pour moi, ces femmes sont des rock stars.

Comme un cheveu sur la soupe, on te pose une dernière question axée beauté : dis nous tes 3 indispensables beauté (make up, cheveux, soin peau)?

Sans hésitation, voici mon top 3 du moment :
– Masque au Soja de la marque Madlyn Cazalis, ça me fait une peau nickel.
– Gel Nettoyant de la marque Biolissime
– Mes rouges à lèvres dont le Fashion Legacy ou Ruby woo de MAC.

Tu étais, jadis, une parisienne 🙂 une bonne adresse (ou 2) à nous donner ?

Je le suis toujours. Je viens souvent pour deux, trois jours quand je peux notamment pour le boulot. De nombreuses décisions africaines sont encore validées à Paris. Comme nous sommes en hiver, les filles adorent se faire des tresses, mon unique adresse parisienne est : Beauté Black par Philo au 111 avenue Championet, 75018 Paris. Les coiffeuses sont extra et l’ambiance sucrée.

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Rencontre : Opal Tometi, cofondatrice de #BlackLivesMatter

Elle est la voix d’une révolte, la voix d’une communauté. Accompagnée d’Alicia Garza et Patrisse Cullors, Opal Tometi est la femme à l’origine du mouvement Black Lives Matter (les vies noires comptent). Avec 173 noirs américains tués en 2016 par la police, #BLM est le fruit d’une souffrance sociale profonde. Ce qui n’était qu’un hashtag il y a deux ans prend aujourd’hui une importance grandissante dans le débat public américain. Rencontre avec la femme derrière l’un des mouvements sociaux les plus significatifs de notre époque.

Comment a commencé le mouvement Black Lives Matter (BLM) ?

BLM a commencé essentiellement après la mort de Trayvon Martin et l’acquittement de son meurtrier, Josh Zimmerman. La communauté était furieuse et blessée, non seulement de voir le meurtrier d’un étudiant s’en sortir mais surtout que le monde entier en soit témoin. Après que le verdict ait été prononcé, de nombreuses personnes ont rapidement réagi en postant sur les réseaux sociaux. Une de ces personnes étant Alicia Garza, co-fondatrice de BLM, elle a posté un statut Facebook qui était en quelque sorte une lettre d’amour à notre communauté « Black people. I love you. I love us. Our lives matter, Black Lives Matter ». Puis Patrisse Cullors, une personne que je ne connaissais pas à l’époque a commenté en dessous #BlackLivesMatter.

Qu’est ce qui a conduit à la création de ce mouvement ?

J’ai vu cela un jour ou deux après que cela ait été posté, j’étais en train de faire mon deuil en synergie avec ma communauté, nous protestions notre colère et notre tristesse dans les rues de New York. J’ai ensuite pris contact avec Alicia en lui expliquant que j’aimais énormément l’idée de ce hashtag et qu’on devrait en faire une plateforme de promotion de l’antiracisme noir. Elle ne devait pas seulement servir à l’occasion de crimes et de meurtres à l’encontre des populations noires, mais devait permettre de se faire le relai de nombreux autres problèmes qui impactent nos vies et nos communautés au quotidien. Alicia a tout de suite été d’accord et je me suis immédiatement mise au travail. J’ai choisi les couleurs (jaune et noir), j’ai utilisé Tumblr pour créer un site web, j’ai également créé nos chaines et pages sur les réseaux sociaux et j’ai commencé à networker. J’ai toujours aimé organiser, à l’époque je venais d’être nommée codirectrice de la BAJI (Black Alliance for Just Immigration), la seule organisation nationale pour les droits à l’immigration et à la justice raciale des afro descendants. J’avais donc pas mal de contacts que j’ai utilisés pour rendre notre hashtag « viral », Alicia et Patrisse ont fait de même avec leurs réseaux, ça a été le commencement. Après cela, malheureusement, on a su que BLM allait beaucoup servir, notamment lors de la mort de Michael Brown, tué par Derren Wilson à Ferguson. Il était désarmé, c’était scandaleux et notre communauté a réellement été en deuil. En tant que témoins de ces actes, que protestantes, que membres de cette communauté attaquée, nous avons décidé de mobiliser les gens afin de nous rendre ensemble à Ferguson et de manifester. Darnell Moore et Patisse Collors ont créé ce qu’on a appelé « la BLMFreedom Ride » : 500 personnes noires se sont mobilisées, j’y étais bien évidemment avec certains de mes collègues de BAJI. BLM était devenu comme une « marque », un terme ombrelle que l’on utilisait pour définir toutes nos actions. Après s’être réunis à Ferguson, les gens ont décidé qu’ils ne voulaient plus simplement être connectés virtuellement, ils savaient que Ferguson était le début d’une longue lutte.

Trois femmes sont derrière #BLM, pensez-vous que les femmes tiennent un rôle phare dans ce genre de mouvement ?

Nous sommes trois femmes, mais nous sommes surtout trois personnes ayant travaillé dans les mouvements sociaux pendant plus de 10 ans chacune. Nous avons donc eu l’occasion de réfléchir largement sur les différents problèmes qui traversent notre société. Il faut savoir que les femmes noires ont toujours été leaders dans l’acquisition des droits sociaux.

Quelle est la principale incompréhension de certaines personnes qui répondent au mouvement BLM par le slogan « All lives matter » (*toutes les vies comptent) ?

De base, nous sommes tous d’accord que toutes les vies comptent, mais en réalité, ce n’est pas le cas, nous nous devions donc de créer une plateforme qui saurait rendre visible les combats des noirs américains. L’anti racisme noir est important, pas uniquement aux USA mais partout. Nous habitons certes dans une époque « post-raciale », nous avons certes eu un président noir et des personnalités incroyables comme Oprah etc. Mais les noirs souffrent toujours aux USA. Cela est dû à la pauvreté, au chômage, aux disparités liés à l’accès aux soins ou à l’éducation. Il ne faut pas comprendre Black Lives Matter en contradiction avec All Life Matter, nous n’attaquons personne, nous cherchons juste à nous défendre. Les gens qui pensent comme ça sont tristes et immatures…

Quel rôle ont joué les réseaux sociaux dans l’évolution du mouvement ?

Les réseaux sociaux sont importants pour nous connecter mais nous savons que les personnes qui prennent part aux mouvements sociaux, peu importe l’époque, ont toujours trouvé des moyens de se connecter. L’esprit humain est fort, nous sommes toujours en communication. Avec BLM, nous avons simplement utilisé les moyens de notre époque, il n’y a rien de spécial. Ce qui est important, c’est que nous écrivons le récit selon nos termes contrairement aux médias traditionnels.

Les derniers mois ont été complexes, quels seront vos prochaines actions ?

L’élection de Donald Trump nous prouve que nous faisons un bon travail au sein de BLM. Nos contradicteurs sont énervés car nous avons refusé le statu quo, ils s’organisent donc pour stopper le progrès. Malheureusement, c’est quelque chose de redondant dans l’histoire des USA, à chaque fois qu’il y a du progrès, il y a un contrecoup de la part de l’opposition. Cependant, je crois que nous serons victorieux, que nos communautés deviendront plus organisées que jamais, nous allons tenir bon et nous défendre les uns les autres. Nous ne laisserons pas les crimes et les attaques continuer, nous ne pouvons pas laisser Trump déporter les membres de notre communauté, laisser ses idées sur les musulmans, les femmes triompher. Nous ne retournerons pas à ces temps sombres, nous refuserons. Et je crois que nous réussirons.

© #NhaMag