Tête-à-tête avec Laurence Lascari, réalisatrice du film L’ascension

«J’ai voulu inscrire dans l’ADN de la société mes engagements en faveur d’une meilleure représentation de la France cosmopolite d’aujourd’hui»

Qui est Laurence Lascary ?

Je suis une jeune productrice, originaire de Bobigny. J’ai créé la société De l’autre côté du périph’ (DACP) en 2008. Depuis le lancement de DACP, j’ai produit une trentaine de court-métrages, 3 documentaires et un long-métrage.

Comment en êtes-vous venue à créer votre propre société de production ?

J’ai fait coïncider mon désir d’entreprendre avec ma passion pour le cinéma. Plus jeune, je ne connaissais pas bien tous les métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Je me suis dirigée vers des études de marketing et de gestion. Et quand j’avais en quelque sorte rempli mon contrat moral vis-à-vis de mes parents, je me suis autorisée à prendre des risques et à aller vers la carrière qui m’attirait. C’est comme ça que j’ai terminé mes études avec un Master II spécialisé dans l’audiovisuel. Ensuite j’ai fait des stages puis décroché mon premier job chez StudioCanal. Je suis également passée par New York où je travaillais pour Unifrance. C’est à New York que j’ai eu le déclic, je n’allais pas attendre 10 ans pour créer ma société. Et je suis rentrée chez moi à Bobigny pour travailler sur mon projet.

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La Révolution Chocolat

La Révolution Chocolat

Les marques de luxe semblent de plus en plus friandes d’égéries «ethniques» et plus particulièrement de femmes noires. Le luxe repose sur des mécaniques liées au désir, au plaisir, à l’identification, à l’image, à la sérénité et l’élégance. Lupita Nyongo, Kerry Washington, Rihanna ou encore Jourdan Dunn semblent avoir décrypté ces mécaniques. Mais dans quel contexte ? Que se cache-t-il derrière cette présence accrue de femmes noires dans les industries du paraître et plus précisément celles du luxe ?

Mode et haute couture : les jumelles inversées

Difficile de ne pas comparer l’industrie du luxe avec sa grande sœur, celle de la Haute Couture. La plupart des producteurs dans le domaine du luxe sont des labels ou « imprints » de maison de Haute Couture : Chanel, Yves-Saint-Laurent, Dior, pour en citer quelques-unes. Malgré leurs filiations, l’industrie cosmétique semble avoir pris une avance considérable sur celle de la Haute Couture en termes de visibilité pour les minorités. Pourquoi ? Le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, les femmes noires consomment 9 fois plus de produits cosmétiques que les femmes caucasiennes avec une enveloppe d’environ 980 euros par an (Source AK-A).

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